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Pourquoi j’ai changé d’alimentation

Âmes sensibles, s’abstenir, dit la télé.

Il fût un temps où le lien que j’entretenais entre alimentation et santé se résumait à: Ne pas manger de saucisson parce que ça donne de vilains boutons.
Et un jour j’ai réellement compris le lien de cause à effet entre alimentation et santé.

Les médecins ont diagnostiqué une sclérose en plaque à mon papi chéri. Et sa neurologue lui a fait une liste d’aliments interdits. Parmi eux: le lait de vache, qui favorise la croissance certes mais pas la bonne, puisqu’elle favorise l’évolution de cette maladie.
Première prise de conscience: comment? Un médecin, de la médecine symptomatique, établit un lien entre l’alimentation et la maladie? Mais est ce que les gens le savent?
Ensuite on a diagnostiqué à un proche une maladie neurologique orpheline. Ce dernier a radicalement changé son alimentation et ses rythmes de vies, comme instinctivement. Et ses symptômes régressaient alors. Je commençais à entrevoir l’impact de l’alimentation sur notre santé.

La grosse prise de conscience arrivait quelques temps après. A moment d’une gastro. Ce fut un épisode extrêmement violent. Je vomissais tout ce que je mangeais et buvais pendant trois jours. J’étais à bout de force. J’avais énormément maigri. J’avais soif et j’avais faim. J’ai dû me rendre aux urgences au bout des trois jours tant la douleur était forte. Les jours suivants je recommençais peu à peu à manger. Mon régime alimentaire en était réduit au trio pomme de terre vapeur, jambon blanc et eau et c’était déjà une victoire. J’ai donc été en arrêt maladie pendant une semaine. Une semaine où je n’ai strictement rien fait. Je n’en avais pas la force. J’ai eu mal. Et peur. Peur de voir mon corps s’amaigrir. Et mal au ventre. Mais cet épisode a été salvateur. Parce que cela a occasionné une grande remise en question. La même semaine, je décidais d’aller voir une naturopathe. Sans trop savoir en quoi ca consistait mais en étant sure de deux choses. La première chose c’est qu’une maladie, quelle qu’elle soit ne se loge pas chez tout le monde. Et que si je venais d’être si fortement impactée par une gastro c’était justement parce qu’il fallait que je me remette en forme, je voulais assainir le terrain. La deuxième chose c’est que j’étais persuadée que c’était en partie la médecine traditionnelle qui avait participé à cet épisode. Quelques jours avant je venais de prendre des anti inflammatoires pour étouffer mes douleurs. J’étais déçue de la médecine traditionnelle. Et sans parler de déception, j’en avais marre d’une médecine symptomatique et je souhaitais une médecine de santé. Une médecine de prévention. Je ne veux plus me bourrer de médicaments pour faire taire mes symptômes je veux prévenir les symptômes.
La rencontre avec ma naturopathe a été une révélation. Elle a su avec douceur et humour remettre en question toutes les idées reçues que j’avais sur l’alimentation. J’ai exprimé quelques résistances, et puis j’ai fini par lâcher. Je voulais restaurer mon Capital Santé et pour ça j’étais prête à tout. Article « Ma première séance de naturopathie ».
Alors je suis partie en quête de solutions qui sont pour l’heure encore considérées comme « alternatives ». Au grès de mes recherches, j’ai fait la découverte d’Irène Grosjean, du principe de régénération du corps, des jus de légumes, de la naturopathie, des huiles essentielles. Déjà un peu « branchée » là-dessus de par ma culture familiale, je le rejetais depuis toujours mais intégrais quand même . Ces thématiques ont commencé à me passionner. Et à mesure que j’apprenais, j’expérimentais et peu à peu je retrouvais la santé. Depuis, j’ai une énergie folle, la même énergie que quand on est enfant, et j’avais oublié ce que ça faisait.

Parce que l’éthique et la qualité sont les mots d’ordre de ma vie,
– je fais le choix de ne plus manger d’animaux morts, parce que les cadavres ne sont pas bons pour moi, et pas bon pour eux.
– je fais le choix de ne pas manger de la merde, de la nourriture faite avec des ingrédients à bas prix qui font de belles marges pour l’industrie agro alimentaire.
– je fais le choix de consommer des produits les plus sains pour moi
– je fais le choix de donner mon argent à de petits producteurs plutôt qu’aux grosses industries
– je fais le choix de ne plus consommer en fonction de la publicité. Parce que la publicité est bonne pour elle, pas pour moi.

 

La nature nous a fait parfait, je devais me rapprocher de la nature. Retour à la nature: ce dont j’ai besoin se trouve dans la nature, à l’état brut.
J’ai commencé par arrêter tous les aliments transformés, puis tous les aliments où je ne connaissais pas tous les ingrédients, j’ai arrêté complément le lait de vache, et ne mange plus de viande & poisson. J’ai revu toutes mes habitudes de consommation, de conservation. Me suis mise à l’alimentation crue. Et la machine du changement s’est mis en route. Vous devez penser que c’est difficile. Mais enfait non, c’est un retour à la simplicité. Étonnant que la simplicité nous paraisse inaccessible.
Et ce qui tient en un article de blog a dans la réalité prit plusieurs mois, voire plusieurs années. Le tout est d’y aller par étape. Quand ça a du sens pour soi. Sinon, à vouloir changer radicalement, on prend le risque d’être frustré et d’abandonner.
Parfois j’ai mal au cœur. Comme dans cet aéroport, en attendant mon vol de 7h30 du matin. Quand la maman devant moi a donné un Kinder Bueno (Bueno pour qui?) à son enfant de 3/4ans en guise de petit déjeuner. J’ai eu la gorge serrée. J’ai eu envie de l’interpeller. De lui expliquer qu’elle empoisonne son enfant, sans le savoir. De lui souffler des alternatives. Parce qu’elle est belle la vie, parce que nous sommes une partie ce que nous mangeons.
Mais je n’ai pas bougé. Alors on pourrait penser que je suis lâche. En réalité je suis réaliste: je ne peux pas changer le monde. Peut-être même que le monde ne veut pas changer. Alors j’ai choisi de passer à l’action différemment: en incarnant le changement que je veux voir dans le monde. En ouvrant ce blog. En espérant inspirer les personnes en quête d’une nouvelle réalité.

Et il y a eu des fois où j’ai douté, où j’ai eu envie de tout abandonner, parce que la société actuelle va à l’encontre de cette réalité. Parce que les esprits ne sont pas préparés, pas conditionnés dans ce sens. Parce que ça marginalise il parait. Alors je pose la question: pourquoi l’humain qui CONsomme, se bourre d’excitants en tous genre (café, alcool, boissons énergisantes), est plein d’addictions (tabac, alcool, sucre, etc) est mieux accepté dans la société que l’humain qui consomme en conscience, s’alimente pour être en santé?
Je pense avoir une idée de réponse: L’humain n°1 est mieux toléré puisqu’il est le produit même de la société de surconsommation dans laquelle nous vivons. Cet humain là malbouffe, est saturé à tous les niveaux, tombe malade régulièrement, va chez le médecin, remplit les poches de l’industrie pharmaceutique.
L’humain n°2 à l’inverse essaye de se déCONditionner. En devenant consom’ACTEUR.
Mais il travaille cet humain, il est parfois propriétaire, il paye même ses impôts. Et pourtant il est marginal.

Finalement, si j’ai changé d’alimentation c’est que j’ai compris le lien entre ma façon de m’alimenter et ma santé. Je veux être en Santé = Je mange pour être en Santé. L’équation est simple. Et parce que j’ai choisi l’éthique et la qualité comme mots d’ordre dans ma vie.

Douces bises et accent Toulousain,

– Mon histoire n’est qu’un support, elle est presque accessoire. L’essentiel réside dans les découvertes et les expérimentations qui en découlent –

Amandine

  • Manon

    Super article , agréable à lire. Moi je suis en fin d’études pour devenir somatopathe et Je me retrouve dans tes articles. Le retour à la nature être à l’écoute de son corps ce qui est bon ou pas pour soi.
    Pleins de belles​ choses et bonne continuation.

    8 mai 2017 at 9 h 55 min Répondre

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